PROFS À DISTANCE : COMMENT VOIENT-ILS CE DÉBUT D’ANNÉE SCOLAIRE ?


13 Sep
13Sep
Julien Trévian, le 13/09/2020

 

Certains d’entre vous les ont en cours, d’autres pas. Seule certitude en tout cas, vous ne les croiserez pas dans les couloirs du lycée tout de suite. Nous avons échangé avec Mme Lecomte, prof de Maths, et M Cheriet, prof de Philo, à propos du début d’année qu’ils font à distance, ne pouvant encore arriver en Afrique du Sud.

COMMENT ENVISAGENT-ILS LE DÉBUT D’ANNÉE À DISTANCE ?

Les deux nouveaux professeurs, « coincés » en France, vont devoir se plier à un exercice inédit : faire cours à toute une classe à distance. Contrairement à ce que l’on peut croire, il s’agit de quelque chose de bien différent de l’enseignement à distance que nous avons été contraints de subir en fin d’année dernière. Comme nous le disait M Cheriet, « on se rapproche plus de ce qui est une visioconférence, c’est-à-dire que tous les élèves sont dans la classe tandis que je suis à des milliers de kilomètres de chez [eux] à leur parler grâce à la magie d’Internet ».

Globalement, les deux professeurs jugent que ce début d’année à distance devrait bien se passer. Ils peuvent compter, nous disent-ils, sur les équipes du lycée pour assurer leurs cours du mieux que possible. « On a de la chance de pouvoir utiliser cette méthode là parce que ça permet d’enseigner, mais je ne pense pas que ça pourra remplacer [la présence physique] sur le long terme », nous explique Mme Lecomte. Ce travail d’équipe doit permettre, selon le professeur de Philosophie, de « garder l’intérêt de l’école, c’est-à-dire d’avoir des cours dynamiques […] afin que [les élèves n’aient] pas à pâtir de la situation actuelle ».

UN CHANGEMENT DE MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT ?

« Dans l’hypothèse, bien sûr qu’il va y avoir des changements, commence M Cheriet, mais c’est comme si j’étais derrière le bureau, un peu comme si on était à l’heure d’une conférence holographique, même si la technologie n’est pas assez avancée pour ce genre d’artifice ». Pas de trop grand changement pour notre professeur de Philosophie, mais Mme Lecomte explique qu’elle s’est « complètement adaptée » pour faire cours dans les conditions actuelles, et bien commencer sa première année scolaire en tant que professeure. Elle compte, pour compenser son absence, utiliser au maximum un support auxquels ses élèves pourront se référer pendant les cours, l’explication au tableau n’étant pas possible pour l’instant.

Le plus difficile, selon la nouvelle professeure de Mathématiques, va être de créer un lien avec les élèves : « quand on n’a pas vue sur les élèves, c’est sûr que ce n’est pas facile de d’établir un lien ».

LES ÉLÈVES DOIVENT-ILS S’INQUIÉTER ?

Permettez-moi de vous rassurer, si vous étiez inquiets. Les cours avec des professeurs à distance devraient bien se passer. En tout cas, tout a été prévu pour que ce soit le cas. De toute façon, ce n’est plus qu’une question de semaines avant que nous puissions accueillir réellement ces deux nouveaux professeurs.

Pour les élèves de Terminale qui s’inquiéteraient des cours de Philosophie, M Cheriet nous a confié que votre relation avec sa matière allait se dérouler en trois étapes : « la lune de miel », « le désenchantement » et « la réconciliation ». En d’autres termes, vous allez aimer la philosophie, puis vous la détesterez (quand viendront les premiers DS) et pour finir, vous comprendrez que même si la matière n’est pas simple, elle est toujours intéressante.

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